Projet de société

INTRODUCTION

L’Union pour le Réveil et le Développement du Congo, URDC en sigle,  est un parti politique d’avant-garde qui naît en République Démocratique du Congo dans un contexte on ne peut plus difficile caractérisé par une crise généralisée  et persistante que rien ne semble être en mesure d’endiguer. Multiples thérapeutiques ont été appliquées pour essayer d’y mettre fin, mais aucune d’elle n’a pu réussir à arrêter le cycle de désintégration dans lequel le pays est plongé depuis plusieurs décennies, comme si un point d’irréversibilité avait été atteint.  Les arrangements humains conclus, tous les plans et programmes élaborés pour en venir à bout ont juste pu susciter des vagues d’espoir ayant duré l’espace d’un temps plus ou moins long, mais  que les réalités de la vie quotidienne ont rapidement fait disparaître.

Aujourd’hui, le scandale d’un peuple parmi les plus pauvres du monde vivant pourtant sur l’un des pays les plus pourvus en potentialités économiques est plus criant que jamais. La destruction du tissu économique, le délabrement des structures sociales, la précarité des conditions de vie semblent constituer le lot immuable des Congolais. Pendant ce temps, les perspectives politiques et économiques sont incertaines, la marche du pays étant marquée par des tâtonnements et d’incessantes erreurs et remises en cause.

Les élites congolaises donnent quant à elle la triste impression d’ignorer leur devoir de prendre en charge leur destin, se résolvant soit à participer à l’œuvre de destruction, soit à se refugier dans la léthargie et  l’attentisme, tandis que le reste des citoyens, voués à eux-mêmes, visiblement las de lutter sans résultat, se seraient résignés à se débrouiller comme ils peuvent pour survivre en attendant qu’un jour la situation change par on ne sait quel miracle.

Le besoin de changement est  une constante dans le chef de chaque congolais depuis de longues années, personne ne pouvant s’accommoder de conditions infrahumaines alors  que l’aspiration à la prospérité brûle naturellement dans son cœur. Les questions qui demeurent sont celles de savoir d’où viendra le changement et à quel moment il interviendra pour transformer l’espoir d’une nouvelle vie et d’un bonheur légitime  en réalité de chaque jour.

L’Union pour le Réveil et le Développement du Congo se définit comme un parti politique de changement déterminé à travailler ardemment pour l’avènement d’une nouvelle ère en République Démocratique du Congo par  la mise en œuvre de son projet de société dont il est convaincu qu’il contient les voies et moyens susceptibles d’engager le pays sur le chemin du développement et de l’enrichissement collectif et individuel des Congolais.

Pour l’élaboration de ce projet de société, l’URDC a placé l’homme au centre de ses préoccupations et de ses réflexions. Il est au demeurant vrai que les meilleurs plans, les meilleurs programmes, les meilleurs projets ne peuvent nullement donner lieu aux résultats escomptés si les hommes chargés de leur réalisation et ceux auxquels ils sont destinés ne  sont pas dotés des dispositions spirituelles, morales et intellectuelles adéquates.

Il sera dès lors prioritaire de remodeler l’homme congolais en luttant contre les tares sociétales de l’heure telles que le tribalisme, le régionalisme, l’intolérance, l’exclusion, la corruption, la paresse, l’amour du gain facile, le parasitisme, l’immoralité  et en inculquant de nouvelles dispositions intérieures en vue de la manifestation de nouvelles attitudes amenant  chaque personne à donner  le meilleur d’elle-même pour le développement du pays, dans un contexte d’unité et de solidarité.  Pour ce faire, la famille et l’Eglise, véritable socle de la société, devront bénéficier d’une attention particulière de l’Etat afin qu’elles soient en mesure de jouer pleinement le rôle capital qui leur incombe dans l’éducation des citoyens, de même que l’Ecole  pour que celle-ci puisse leur procurer l’instruction et la formation requises.

Les meilleurs rendements étant tributaires aussi bien de la santé de l’esprit que de celle du corps, ce que traduit le dicton « un esprit sain dans un corps sain », l’Etat devra assurer la promotion d’un système de soins de santé de proximité permettant une prise en charge médicale appropriée de chaque citoyen.

L’URDC prend à son compte l’aspiration légitime de chaque congolais au bien-être intégral qui est pour une grande part fonction de l’environnement économique aussi bien que de l’environnement physique dans lequel il doit évoluer. En vue d’impulser une nouvelle dynamique économique, l’URDC entend promouvoir l’initiative privée et orienter  l’investissement public essentiellement vers les grandes infrastructures de base notamment dans les domaines de l’alimentation, du transport, de l’énergie et de l’adduction d’eau, ainsi que vers la promotion de la recherche scientifique qui valorise l’expertise nationale.

L’URDC  entend susciter la mise à contribution de toutes les énergies disponibles, en sonnant la trompette pour le rassemblement de toutes les femmes et tous les hommes originaires de la République Démocratique du Congo, résidant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national,  pour la cause de la reconstruction et du développement de notre pays.  Ce rassemblement aura comme catalyseur la création d’un climat des affaires propice, débarrassé de la bureaucratie et de la corruption, et facilitant la mise à profit des opportunités. Dans cet ordre d’idées, l’Etat devra assurer la promotion de la sécurité juridique et judiciaire qui figure au nombre des conditions nécessaires  d’investissement. L’Etat devra s’employer à créer toutes les conditions de relance économique en veillant à l’émergence d’une classe moyenne pouvant garantir sa durabilité et son dynamisme permanent dans la création des richesses.

Pour attirer davantage les investissements dans notre pays l’URDC  a opté pour la simplification des conditions et des procédures d’accès à la nationalité congolaise pour tout étranger de bonne moralité désireux d’investir de manière substantielle dans notre pays dans  l’optique de réaliser des profits tout en promouvant la main-d’œuvre locale et en donnant de la valeur ajoutée à nos ressources naturelles. L’objectif final de l’URDC à ce propos est non seulement d’attirer des capitaux frais, mais aussi de stabiliser des hommes et des femmes de valeur vivant sur le territoire national et  d’en accueillir d’autres vivant à l’extérieur  du pays pour  la remarquable contribution qu’ils sont susceptibles d’apporter au redressement et au développement du pays. La République Démocratique du Congo pourra ainsi devenir à échéance un pays multiracial dans lequel la diversité constituera une réelle richesse et le tribalisme un souvenir lointain.  
L’URDC tient à ce qu’un équilibre nécessaire soit toujours préservé entre les impératifs de développement et la nécessité de la conservation de l’environnement physique. L’Etat devra ainsi veiller au  strict respect des normes environnementales dans le développement des projets industriels, agricoles et autres.

I.    L’IDEOLOGIE DE L’URDC

L’idéologie est un système d’idées constituant un corps de doctrine philosophique et conditionnant le comportement individuel et collectif. Elle véhicule une vision du monde. Elle contient un ensemble de valeurs jugées fondamentales et devant caractériser les attitudes et les comportements des personnes qui y adhèrent. Elle imprègne tous les secteurs de la vie, à savoir la politique, la morale, la justice, l’économie, etc. et constitue un étalon pour juger de leur bon fonctionnement.

L’URDC après avoir procédé à un examen minutieux des causes de la crise congolaise est arrivé à la conclusion que celle-ci est d’essence morale tant il est vrai que les comportements antisociaux des divers acteurs de la vie nationale en sont la principale cause.  

Aussi l’URDC a-t-il opté pour la Démocratie chrétienne. Celle-ci cherche à promouvoir, au sein d’une société démocratique et pluraliste, une politique conforme au message qu’exprime la parole de Dieu. L’URDC est convaincu que celle-ci contient des valeurs morales dont la reconnaissance et la mise en pratique par tous est susceptible d’engendrer le redressement des mœurs souhaité. L’URDC a également pris acte du fait que le peuple congolais est profondément croyant, ce qui fait  qu’il est  loisible  de réaliser son unité autour  de cette foi et des valeurs auxquelles il est déjà attaché.

Sur base de cette idéologie l’URDC croit en l’efficacité d’une organisation étatique caractérisée notamment par :  
- Le respect de la personnalité humaine ;  
- La prise en compte du caractère complexe de la personnalité humaine et la promotion des corps sociaux dans lesquels cette personnalité s’exprime, à savoir la famille, les associations diverses, l’Eglise, etc.  
- La liberté de l’enseignement pour la promotion et l’organisation de l’intelligence;  
- Une décentralisation administrative assez poussée ;  
- La solidarité entre citoyens mise en œuvre non seulement par l’Etat, mais aussi par des corps intermédiaires tels que l’Eglise, les mutuelles et autres coopératives ;  
- Une économie du marché, mais caractérisée par la prise en compte des besoins sociaux des citoyens.  

II. LES OBECTIFS DE L’URDC  

L’URDC s’assigne comme objectifs notamment :  

- la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat par voie démocratique, conformément à la Constitution et aux lois de la République Démocratique du Congo ;  
- la mise en œuvre de son Projet de société pour la réalisation de l’idéal de réveil spirituel et de développement de la Nation congolaise ;  
- l’édification d’une Nation forte, unie, prospère et pacifique, dans le respect de l’homme et des principes universels proclamés et reconnus par la Communauté Internationale ;  
- la réhabilitation des valeurs morales contenues dans la Parole de Dieu, dans un Etat laïc et démocratique garantissant l’épanouissement intégral de chaque Congolais ;  
- le bannissement des antivaleurs tels que la discrimination sous toutes ses formes, le clientélisme, le culte de la personnalité, la corruption, le détournement,  la désinformation, l’avilissement de la femme, l’abandon des enfants, etc. ;  
- la formation morale et civique des citoyens ;  
- la promotion des droits humains et des libertés fondamentales, ainsi que de la culture de fraternité et de solidarité entre tous les Congolais, quelques soient leurs origines provinciales, ethniques ou tribales ;  
- la promotion du travail et de la culture d’entreprise et de  responsabilité, dans le but d’assurer la prospérité de la Nation congolaise et de chaque citoyen ;  
- l’émergence d’une classe moyenne congolaise suffisamment dynamique pour impulser un développement économique durable;  
- la promotion de la justice par la répartition équitable du revenu national  et des charges inhérentes au fonctionnement de l’Etat, ainsi que par la réhabilitation de l’Appareil judiciaire ;  
- la réhabilitation de l’armée et de la police pour la préservation de la sécurité et de l’intégrité du territoire national ;  
- la réhabilitation et la promotion des structures de santé et d’éducation en vue d’assurer le plein épanouissement physique et mental de chaque citoyen ;  
- la revalorisation et la promotion du patrimoine culturel congolais dans tous ses aspects compatibles avec le projet de société du Parti et les impératifs de développement ;  
- le renforcement de l’amitié et de la solidarité avec les peuples des pays voisins et ceux des autres  pays d’Afrique et du monde, par le biais de la coopération dans tous les domaines, dans le respect de la souveraineté de chaque peuple.  

III.    LES VALEURS FONDAMENTALES DE L’URDC  

DANS LE DOMAINE POLITIQUE  

- La triomphe de l’intérêt général sur les intérêts individuels ;  
-         La primauté de la loi : toute personne, quelque soit son niveau de responsabilité au sein des structures de l’Etat devra être soumise à l’autorité de la loi. Ce sera une règle sacrée dans la gestion des affaires de l’Etat ;  
-         La justice : celle-ci ne se résume pas à une bonne organisation de l’appareil judiciaire, mais fait référence à une manière de vivre collective matérialisée par l’égalité de tous  devant la loi et une juste répartition du revenu national et des charges liées au fonctionnement de l’Etat ;  
-         La transparence dans la gestion de la chose publique : elle suppose la tenue à jour et la conservation des documents archivés, et leur mise à la portée des services d’audit ou de contrôle le cas échéant.  

DANS LE DOMAINE ECONOMIQUE  

-  La liberté d’entreprise : l’initiative privée, la créativité et l’innovation doivent être encouragées ;  
-  La transformation locale de nos matières premières pour leur donner de la valeur ajoutée avant leur commercialisation;  
-  L’autosuffisance alimentaire : une politique agricole destinée à atteindre assez rapidement l’autosuffisance alimentaire sera mise en œuvre à la faveur de l’énorme potentiel agricole que détient la République Démocratique du Congo ;  
-  L’équité : le revenu national doit être réparti de manière équitable entre les citoyens au travers d’une politique sociale appropriée et entre les Provinces par la péréquation. De même, les charges liées au fonctionnement de l’Etat devront être réparties de telle sorte  que chacun y contribue selon la hauteur de ses revenus.  

DANS LE DOMAINE DES DROITS DES CITOYENS  

-         Le droit à la vie et à l’intégrité physique, morale et spirituelle : la vie est une valeur sacrée et nul n’a le droit d’y porter atteinte sous quelque prétexte que ce soit. La dignité de l’homme exige qu’il lui soit garanti un environnement moral et spirituel sain ;  
-         Le droit à la liberté, à la sécurité et à la justice : il doit être garanti à toute personne vivant en République Démocratique du Congo la jouissance de sa liberté, le bénéfice de la protection de sa personne et de ses biens, ainsi qu’une justice équitable ;  
-         Le droit à la liberté de conscience et de religion. Cependant toute pratique avilissante à l’égard de l’être humain devra être bannie ;  
-         Le droit à l’information et à la liberté d’opinion : toute personne a le droit d’avoir libre accès à l’information et aux moyens de communication des masses (radio, télévision, etc.). La libre expression de ses opinions lui est reconnue ;  
-         Le droit à la liberté d’association, de réunion et de circulation : tout citoyen est libre de prendre part à tout groupement professionnel, corporatif, culturel ou religieux de son choix, de prendre part à des réunions et de circuler librement tant qu’il ne porte pas atteinte à la liberté d’autrui ;  
-         Le droit à la participation à la vie publique : tout citoyen a le droit de briguer un mandat public à l’échelon local, provincial ou national, sans en être inquiété par qui que ce soit ;  
-         Le droit à la propriété : toute personne a le droit de se constituer une propriété et de jouir de son bien. L’Etat devra garantir l’inviolabilité de la propriété privée ;  
-         Le droit à l’éducation, à la culture et au travail : toute personne humaine a le droit de recevoir une bonne éducation, de bénéficier du respect de sa culture tant que celle-ci ne heurte pas les bonnes mœurs et n’enfreint pas l’ordre public, et d’accéder au travail de son choix selon sa qualification ;  
-         Le droit à la protection sociale : toute personne a le droit à la sécurité par le travail. De même, il a le droit d’être pris en charge en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse et dans les autres cas de perte des moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté ;  
-         Le droit au logement et à la santé : toute personne a le droit d’avoir accès à des soins de santé de bonne qualité, d’avoir une alimentation saine et équilibrée, et d’avoir un logement décent.  
-         Le droit à la protection de la famille : la famille est la cellule mère de la vie nationale ; elle doit à ce titre bénéficier d’une protection spéciale.  

IV.            LES PRINCIPES DE  GESTION ADOPTES PAR L’URDC  

La bonne gouvernance est une nécessité impérieuse  pour la République Démocratique du Congo. Elle implique notamment la transparence dans la gestion des finances publiques, la répartition équitable du revenu national, la prise en compte des besoins réels de la population, la lutte acharnée contre la corruption, l’application sans complaisance de la sanction contre les auteurs d’actes de mauvaise gestion.  

L’URDC entend aussi veiller à ce que les dirigeants à tous les niveaux da la vie nationale intériorisent la nécessité des études et de la planification dans le processus de prise de décisions. C’est ainsi que la République Démocratique du Congo pourra mettre fin à la culture de l’improvisation et du tâtonnement. Du point de vue pratique, leurs décisions devront s’appuyer sur les activités de centres et bureaux d’études chargés :  

-       D’identifier et d’évaluer les ressources nécessaires à la réalisation des projets ;  
-       De développer des études, des plans et des critères de mise en œuvre, de gestion, de maintenance, d’entretien, de distribution, de contrôle et de coopération internationale.  

L’URDC considère la bonne gestion des ressources humaines comme l’une des principales clés du succès et tient à :  
-         Etablir une base des données des compétences dans divers domaines tant au pays qu’à l’extérieur ;  
-        Réorganiser l’instruction et la formation en fonction des besoins en personnel dans les divers secteurs socio-économiques ;  
-         Promouvoir la spécialisation dans tous les domaines;  
-         Encourager l’excellence et combattre la médiocrité ;  
-         Privilégier les critères moraux de probité, de loyauté et de conscience professionnelle, outre celui  
de compétence;  
-         Promouvoir la culture du travail ;  
-         Motiver les ressources humaines par une politique de rémunération et d’avantages sociaux  
sécurisante, permettant une plus grande concentration dans le travail.  

V.   LA VISION DES DIFFERENTS SECTEURS DE LA VIE NATIONALE ET QUELQUES ACTIONS ENVISAGEES.  
EGLISE  

L’URDC est favorable à une contribution significative de l’Etat pour rebâtir la maison de Dieu afin d’attirer Ses bénédictions sur la RDC.  

A cet effet, il entend notamment mettre sur pied un système de subvention destiné à assister les églises et les ministères dans le financement de leurs activités, et modifier la loi fiscale afin d’y prévoir la déduction d’impôt pour les dîmes et les sommes consacrées aux œuvres de bienfaisance, tout en mettant sur pied un système approprié de contrôle.  

L’URDC entend impliquer l’Etat dans l’organisation une fois par semestre, d’une journée  de prière et d’actions de grâce à l’Eternel pour toute la Nation.  

FAMILLE  

La famille devra bénéficier d’une attention toute particulière. Conformément à l’idéologie de l’URDC, l’Etat devra promouvoir les valeurs familiales, notamment le respect des parents, l’unité de tous les membres et la protection de la femme et des enfants contre toutes formes de violences et sévices. Il devra veiller à assurer à chaque famille un logement décent correspondant à son niveau de vie. Mais l’URDC, tout en étant favorable à une politique nataliste, vue la vacuité du pays, soutiendra la vulgarisation des méthodes de planification des naissances, car les naissances non espacées et en trop grand nombre non seulement ruinent la santé des femmes, mais également empêchent les familles de s’organiser pour s’offrir des conditions de vie convenables et pour assurer une bonne prise en charge des enfants.  

L’URDC entend assurer la protection de la famille monogamique. Il entend aussi œuvrer pour la protection et l’épanouissement des femmes tant dans les ménages et que dans les milieux de travail.  

3)   JUSTICE  

La bonne administration de la justice requiert entre autres l’effectivité de l’indépendance de l’appareil judiciaire vis-à-vis du pouvoir exécutif. L’URDC a fait figurer au nombre de ses priorités, l’application des textes et mesures destinés à renforcer cette indépendance et à redorer le blason de la justice congolaise. L’objectif poursuivi est de restaurer le plus rapidement possible la sécurité juridique et judiciaire en République Démocratique du Congo.  

Les dispositions suivantes seront notamment prises :  
-       Achever la mise en œuvre des réformes prévues par la Constitution ;  
-       Mettre en application le nouveau statut des magistrats et leur assurer une rémunération  adéquate;  
-       Payer des salaires convenables au personnel de l’ordre judiciaire ;  
-       Renforcer le contrôle et la sanction ;  
-       Achever l’installation des tribunaux de paix ;  
-       Achever l’installation des tribunaux de commerce ;  
-       Construire progressivement des Palais de Justice dignes de ce nom et bien les équiper ;  
-       Susciter la création d’un Observatoire de la Justice en mettant  à contribution la société civile pour ce faire : une structure légère mais pouvant accomplir sa mission sur l’ensemble du territoire national, notamment apprécier la marche générale de la justice et dénoncer les actes de corruption, les jugements iniques, les lenteurs injustifiables, etc.  

EDUCATION ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE  

Pour l’URDC, la nation congolaise ne sera pas rebâtie par un grand gouvernement, mais par un grand peuple. La grandeur de ce dernier est fonction des connaissances qu’il est en mesure d’acquérir pour pouvoir dominer l’espace que Dieu a mis à sa disposition et s’en servir pour son développement. En effet, tous les pays reconnus grands dans le monde sont ceux qui ont su se prendre en charge de manière efficiente dans les domaines de l’éducation et la formation ainsi que celui de la recherche scientifique.  

C’est pour cela que l’URDC entend notamment :  
-       Organiser les états généraux de l’Education et de la recherche scientifique pour donner une nouvelle orientation à ces deux domaines clés en tenant compte des besoins nationaux et des enjeux de la mondialisation ;  
-       Garantir le droit à l’éducation pour tous ;  
-       Promouvoir et organiser adéquatement l’enseignement privé ;  
-       Réhabiliter les Universités et Instituts supérieurs du pays ;  
-       Promouvoir la culture du patriotisme ;  
-       Promouvoir la culture du travail ;  
-       Promouvoir l’enseignement des langues nationales dans les écoles;  
-       Créer un Fonds de l’Education ;  
-       Créer un Fonds destiné à financer la recherche scientifique.  

JEUNESSE  

La jeunesse congolaise devra être prise en charge  de sorte à assurer à chaque jeune les conditions d’une croissance équilibrée en vue de son intégration harmonieuse dans la société.  

Les jeunes doivent être nourris des valeurs d’une société congolaise restaurée et débarrassée des tares actuellement déplorées, initiés à la vie active dès leur bas-âge et protégés contre les mauvaises influences de toutes sortes.  

L’URDC encouragera toutes les structures impliquées dans l’encadrement des jeunes.  

6)   AGRICULTURE, ELEVAGE ET PECHE  

L’autosuffisance alimentaire  occupe une place de choix parmi les priorités de l’URDC pour la reprise et l’essor économique de la République Démocratique du Congo.  

Dans cette optique, les actions suivantes devront notamment être menées :  
-       Mettre à jour la carte agricole de la RDC ;  
-       Mobiliser conséquemment les investissements productifs dans ce secteur qui occupe la majorité  
de la population ;  
-       Intensifier la recherche agro-pastorale et encourager la vulgarisation des résultats des  
recherches ;  
-       Engager l’Etat à consacrer une grande part de l’investissement publique à la création d’unités de  
production dans le domaine alimentaire ;  
-       Promouvoir l’investissement privé en ayant recours à des personnes dotées d’une expérienc  
avérée ;  
-       Réhabiliter et construire les voies d’évacuation vers les centres de consommation ;  
-       Promouvoir la création de fermes agro-pastorales aux alentours des grands centres urbains ;  
-       Favoriser la mécanisation efficiente de la production ;  
-       Restaurer progressivement les cultures d’exportation ;  
-       Relancer adéquatement le crédit agricole ;  
-       Promouvoir la pêche industrielle et la pisciculture en encourageant l’investissement privé.  

7)      TRAVAUX PUBLICS, VOIES DE COMMUNICATION ET TRANSPORT  

L’objectif poursuivi est de mettre à la disposition du pays et des citoyens des infrastructures utiles au développement économique et au déplacement des personnes et des biens.  

Pour ce faire, les actions à mener seront notamment les suivantes :  
-       Réhabiliter et construire des routes en mettant dans un premier temps un accent particulier sur les routes de desserte agricole et celles d’intégration nationale;  
-       Promouvoir l’investissement privé dans le domaine des routes ;  
-       Réhabiliter et construire des ports et aéroports ;  
-       Promouvoir le partenariat public-privé dans le domaine des ports et aéroports ;  
-       Promouvoir le transport fluvial et lacustre notamment en encourageant l’investissement privé ;  
-       Réhabiliter et construire des voies ferrées ;  
-         Promouvoir le partenariat public-privé dans le transport par voie ferrée ;  
-       Encourager l’investissement privé dans le domaine du transport aérien ;  
-       Créer une Compagnie nationale de transport aérien digne de ce nom;  

L’Etat devra veiller avec rigueur au respect des normes techniques et à la préservation de l’environnement.  

DEFENSE NATIONALE  

La République Démocratique du Congo a besoin de mettre sur pied un système de défense à même de lui permettre d’assurer la sauvegarde de la paix et de l’intégrité territoriale, de garantir l’inviolabilité de ses frontières et la protection des citoyens et de leurs biens contre toutes formes d’agressions internes ou externes.  

Il faudra notamment :  
-       Poursuivre la formation des officiers et hommes de troupe ;  
-       Relancer les écoles de formation militaire ;  
-       Encourager les intellectuels à se faire enrôler dans les différents corps d’armée ;  
-       Mettre sur pied une brigade d’intervention rapide bien équipée basée à Kananga ;  
-       Cantonner tous les militaires  dans des camps en dehors des agglomérations urbaines ;  
-       Equiper l’armée en fonction des défis sécuritaires auxquels la RDC fait face ;  
-       Inculquer aux officiers et hommes de troupe les valeurs civiques et citoyennes ;  
-  Instaurer à terme un service militaire obligatoire pour les jeunes dès l’âge de 18 ans ou à l’issue de leurs études secondaires, pour les préparer non seulement à  défendre le cas échéant l’intégrité de la Nation comme réservistes, mais également et dans tous les cas, à mieux affronter les défis de la vie dans un esprit de discipline, de respect de l’autorité et de travail assidu.  

INTERIEUR ET SECURITE  

L’URDC est convaincu que le développement de la République Démocratique du Congo passe par la mise en pratique totale de l’organisation de l’Etat prévue par la Constitution, en l’occurrence pour rendre effectifs le rapprochement entre l’Administration et les administrés et le développement à la base. Les entités décentralisées devront non seulement recevoir les ressources financières qui leur sont destinées, mais également être gérées de manière telle qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans le processus de reconstruction nationale.  

Concernant les services de sécurité, l’URDC prône leur réorganisation afin qu’elles soient réellement au service de la population, pouvant lui assurer une protection efficace en toute circonstance ainsi que celle de ses biens, en veillant au respect de ses droits et libertés. La tradition des services de sécurité au service du pouvoir, prêts à brimer la population qu’ils sont  pourtant supposés protéger, devra être rompue.  

Les étrangers vivant sur le sol congolais devront bénéficier d’une protection égale. Il leur incombera en contrepartie de respecter les lois du pays, ainsi que la dignité des congolais.  

Les actions suivantes devront notamment être menées :  
-       Réhabiliter les services d’état civil à la base ;  
-       Achever le processus de décentralisation ;  
-       Encourager les intellectuels à briguer la gestion des entités locales ;  
-       Réorganiser, équiper et doter des moyens adéquats les services d’ordre et de sécurité ;  
-       Lutter contre toutes les formes de tracasseries ;  
-       Renforcer la surveillance des frontières ;  
-       Construire des postes frontaliers pouvant refléter une bonne image du pays.  

AFFAIRES ETRANGERES ET COMMERCE EXTERIEUR  

L’URDC est favorable à la poursuite de la politique d’ouverture de la République Démocratique du Congo, au renforcement de la politique de bon  voisinage avec les pays avec lesquels elle partage ses frontières, en veillant à la sauvegarde des intérêts nationaux et à faire jouer au pays un rôle de plus en plus accru dans la concert des nations, d’abord sur l’échiquier africain, ensuite sur l’échiquier mondial. En effet,  La République Démocratique du Congo, avec sa position géopolitique particulière et ses nombreuses ressources naturelles, a vocation à faire partie des grandes nations en Afrique et dans le monde.

L’URDC entend dans cette perspective notamment :  
-       Promouvoir l’intégration sous-régionale ;  
- Rationaliser la participation de la RDC dans les Organisations Internationales et  Sous-Régionales ;  
-       Organiser le Corps des diplomates de la Républiques, recruter de nouvelles unités, organiser une formation rigoureuse au sein de l’Académie diplomatique et envoyer les plus méritants en poste ;  
-       Rationaliser la représentation de la RDC auprès des puissances étrangères en ne gardant que les missions nécessaires et en organisant l’extension de juridiction chaque fois que c’est utile ;  
-       Réhabiliter les missions diplomatiques et les doter de moyens pouvant leur permettre de jouer pleinement leur rôle de représentation ;  
-       Redynamiser les sections commerciales de nos missions diplomatiques ;  
-       Assurer l’assainissement de la gestion des missions diplomatiques ;  
-         Assurer le rapatriement des diplomates fin terme;  
-       Organiser les Congolais de l’étranger après les avoir bien identifiés ;  
-       Favoriser et organiser le retour et la réintégration des Congolais de l’étranger dans la vie nationale ;  
-       Faire participer les Congolais restés à l’étranger à la reconstruction du pays ;  
-       Promouvoir la commercialisation des produits congolais à l’étranger.

FONCTION PUBLIQUE

La République Démocratique du Congo a besoin d’une Administration publique réellement au service de son développement, modernisée et animée par des cadres compétents et suffisamment motivés.

L’URDC entend notamment :  
-       Assainir la fonction publique et maîtriser les affectifs ;  
-       Parachever la réforme de la fonction publique ;  
-       Définir une politique salariale adéquate et la mettre en œuvre ;  
-       Définir les besoins de recrutement ;  
-       Effectuer le recrutement de nouveaux fonctionnaires compte tenu des besoins réels de l’Administration et en veillant particulièrement au respect des critères de compétence et de probité morale ;  
-       Assurer la relève par la mise en place d’une structure de formation  et de recyclage des fonctionnaires (Ecole Nationale d’Administration) ;  
-       Construire des bâtiments modernes pour les Administrations publiques à partir des entités de base.  

FINANCES ET ECONOMIE NATIONALE  

Le domaine des finances constitue le socle de la politique économique. Son assainissement et sa réorganisation constituent des impératifs incontournables pour la reprise et la croissance économiques dans notre pays.

L’assainissement et la réorganisation viseront en priorité les finances publiques pour permettre à l’Etat non seulement de se procurer les moyens dont il a besoin pour son bon fonctionnement, mais aussi de s’assurer que la gestion  de ces moyens sera toujours faite de manière conforme aux textes légaux et aux objectifs de développement. L’URDC prône la restructuration des régies financières en vue de la maximisation des recettes, l’encadrement rigoureux des dépenses de

l’Etat, le contrôle budgétaire strict et l’application sans complaisance des sanctions prévues en cas d’actes répréhensibles de la part des agents commis à la gestion des fonds publics. Les services de contrôle des finances publiques devront être réorganisés et renforcés : la Cour des comptes, l’Inspection des finances, la Police des crimes économiques.

L’assainissement et la réorganisation devront concerner tous les secteurs du domaine des finances dans l’optique de stimuler l’initiative privée et créer un climat favorable aux affaires. Les procédures administratives devront être simplifiées, toutes les formes de tracasseries bannies, et les régimes fiscaux et douaniers rationalisés pour susciter et attirer davantage les investissements nationaux et étrangers.

Les dispositions suivantes seront notamment prises : 

a)    Impôts et taxes  
-       Rapprocher les services d’impôt des contribuables ;  
-       Inculquer aux contribuables la culture de l’impôt ;  
-       Informatiser totalement les services d’impôt ;  
-       Simplifier les procédures administratives ;  
-       Recenser tous les contribuables avec attribution d’un numéro d’impôt et veiller au paiement de l’impôt par tous ;  
-       Procéder au recensement de tous les immeubles en vue du paiement de la contribution foncière et de la contribution cédulaire sur le revenu locatif ;  
-       Faire recours à des organismes spécialisés de lutte contre la fraude ;  
-       Mettre en œuvre la Tva.

b)   Douane  
-       Informatiser totalement les services de douane ;  
-       Simplifier les procédures douanières ;  
-       Payer adéquatement le personnel ;  
-  Renforcer le contrôle des agences en douane et règlementer leurs commissions;  
-       Installer des scanners aux postes d’entrée et de sortie des biens ;  
-       Appliquer rigoureusement les sanctions en cas de fraude ou de tentative de fraude ;  
-         Faire recours à des organismes spécialisés de lutte contre la fraude.

c)    Banques et Assurances  
-       Parachever l’assainissement du système bancaire ;  
-       Revitaliser le système bancaire notamment en veillant à ce que tous les paiements de l’Etat ou en faveur de l’Etat soient  obligatoirement faits par la banque ;  
-       Promouvoir le paiement électronique ;  
-       Organiser le marché financier ;  
-       Promouvoir la création de bourses de valeurs ;  
-       Promouvoir la création de bourses de matières précieuses ;  
-       Encourager l’installation  de banques de renommée internationale et la création de nouvelles banques ;  
-       Promouvoir le micro-crédit ;  
-       Promouvoir le crédit agricole ;  
-       Réduire le rôle de la Banque Centrale à celui de régulation et de conseiller du Gouvernement en matière monétaire ; -       Privatiser le secteur des assurances.

d)   Métrologie et Statistiques  
-       Créer un organisme national de normalisation ;  
-       Redynamiser et équiper l’Institut National des Statistiques.

e)   Marchés publiques  
-       Organiser rigoureusement les marchés publics ;  
-       Mettre sur pied un Organisme de surveillance des marchés publics ;  
-       Sanctionner rigoureusement toute forme  de corruption.

BUDGET

L’URDC tient à la prise en compte des besoins de la base dans l’élaboration du budget et entend impliquer par la voie de la concertation la société civile et les opérateurs économiques dans la détermination de ces besoins. S’agissant des dépenses d’investissement, celles destinées à stimuler la production intérieure seront privilégiées sans toutefois négliger les secteurs sociaux.

L’URDC considère le respect des procédures budgétaires et le contrôle à posteriori sans complaisance comme les clés du retour à l’orthodoxie budgétaire en République Démocratique du Congo.

Les actions suivantes devront notamment être menées :  
-       Parachever l’informatisation de la chaîne de la dépense ;  
-       Veiller à l’exécution rigoureuse du budget ;  
-       Faire jouer pleinement à la Cour des comptes son rôle de contrôle budgétaire.

14)  PORTEFEUILLE

L’URDC  est favorable à un désengagement partiel ou total de l’Etat des activités ne relevant pas des secteurs stratégiques. Il considère que l’Etat doit assumer pleinement son rôle de régulation et, sans préjudice des intérêts vitaux de la  République et des citoyens, abandonner le jeu économique aux acteurs privés.

D’où il y aura notamment à :  
-       Parachever la réforme des Entreprises Publiques ;  
-       Assurer une gestion rigoureuse du portefeuille de l’Etat ;  
-       Privatiser partiellement ou totalement les Entreprises Publiques déclarées privatisables ;  
-       Affecter les revenus de la privatisation prioritairement aux secteurs ci-après : agriculture ; routes de desserte agricole ; développement rural ; éducation ; santé.

MINES

L’URDC vise à promouvoir progressivement la transformation locale des matières premières. Il entend utiliser les revenus du secteur minier au financement des secteurs tels que l’agriculture et les infrastructures de base pour leur contribution au développement durable.

Les actions ci-après sont notamment prévues :  
-       Améliorer la législation minière en vue d’accroître les revenus de l’Etat et le contrôle.  
-       Organiser la commercialisation des pierres semi-précieuses ;  
-       Restreindre l’exploitation artisanale des minerais qui expose dangereusement la santé des populations sans contrepartie significative ;  
-       Renforcer la lutte contre la fraude ;  
-       Promouvoir la création d’industries de transformation ;

INDUSTRIE, PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le développement économique exige la restauration et la redynamisation de notre tissu industriel pour qu’il soit capable de satisfaire les besoins de la population en produits de consommation courante. Dans l’état actuel des choses la République Démocratique du Congo continue à fonder son économie principalement sur l’exportation de matières premières et l’importation des produits finis dont elle a besoin. Sa balance des paiements est ainsi chroniquement déficitaire.

Une véritable révolution est nécessaire dans ce domaine pour qu’il se crée dans notre pays une industrie locale et des entreprises pouvant constituer un socle assez solide pour notre économie.

Les actions à mener sont notamment :  
-       Elaborer un plan directeur de développement industriel de la RDC ;  
-       Promouvoir l’industrie artisanale ;  
-       Promouvoir l’investissement privé en général ;  
-       Promouvoir l’émergence d’une classe moyenne congolaise ;  
-       Faire le bilan de l’action du Fonds de Promotion de l’Industrie et prendre des mesures destinées à le rendre plus efficace.

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, URBANISME ET HABITAT

L’URDC considère que l’aménagement du territoire national et l’urbanisation ne doivent  pas être faits de manière hasardeuse, mais doivent relever d’une vision rationnelle tenant compte des paramètres géopolitiques, économiques et sociaux sur le cours, le moyen et le long terme.

L’URDC est conscient du retard accumulé par la République Démocratique du Congo dans le domaine de l’habitat. Il entend mettre en œuvre une politique non seulement qui offre à chaque famille la chance d’acquérir un logement lui assurant les meilleures conditions possibles de stabilité, de sécurité, de santé et d’intégrité morale, mais aussi qui promeut le respect des normes urbanistiques pour que chaque habitation s’intègre dans un ensemble harmonieux, sain et sécurisé.

D’où les actions suivantes devront notamment être menées :  
-         Elaborer un plan national d’aménagement du territoire ;  
-         Moderniser et informatiser les services de cadastre et des titres fonciers et immobiliers ;  
-         Mettre à jour les plans d’aménagement des villes ;  
-         Promouvoir l’installation de banques et firmes du domaine de l’habitat ;  
-         Promouvoir l’installation de bureaux d’études spécialisés en architecture et urbanisme et les mettre systématiquement à contribution dans la conception des projets et les contrôles d’exécution ;  
-         Lancer la construction de Kinshasa-Est ;  
-         Promouvoir l’habitat social en recourant aux organismes spécialisés du domaine.

ENVIRONNEMENT

L’URDC est pour la prise ne compte de l’impact environnemental dans le développement des projets dans l’optique du maintien d’un équilibre rationnel entre les impératifs de développement et la protection de l’environnement.

L’URDC entend promouvoir la création de structures spécialisées dans la recherche et la vulgarisation en matière d’environnement et de conservation de la nature.

L’URDC entend protéger davantage  la forêt congolaise en rationnalisant et en contrôlant de manière stricte la coupe tout en imposant le reboisement systématique dans les zones de coupe. Par ailleurs tout sera mis en œuvre pour tirer un maximum de profits de ladite forêt  dans le cadre des mécanismes internationaux ad hoc.

Les actions suivantes devront notamment être menées :  
-         Edicter un code de l’environnement ;  
-         Créer des structures spécialisées dans la recherche et la vulgarisation en matière d’environnement et de conservation de la nature ;  
-         Doter le pays d’une loi forestière protégeant les intérêts de la République ;  
-         Mettre à jour la cartographie de la forêt congolaise ;  
-         Protéger la forêt en veillant au reboisement permanent ;  
-         Elaborer et mettre en œuvre des stratégies destinées à tirer profit de la forêt congolaise.  

ENERGIE  

Le développement n’est pas possible sans énergie électrique. L’URDC entend mener des actions d’envergure pour améliorer rapidement la couverture énergétique de la République Démocratique du Congo, dont :  
-         Parachever la réforme du secteur de l’Energie ;  
-         Promouvoir l’initiative privée tant dans le domaine de la production que dans celui du transport et celui de la distribution du courant électrique ;  
-         Lancer un programme d’érections de centrales hydro-électriques à travers l’ensemble du territoire national ;  
-         Promouvoir le recours aux énergies renouvelables alternatives dont le solaire, l’éolienne et la biomasse.  

HYDROCARBURES  

L’URDC entend mettre systématiquement en valeur l’immense potentiel que détient la République Démocratique du Congo dans le domaine des hydrocarbures, notamment en :  
-         Promouvant l’exploration pétrolière et l’exploitation des réserves disponibles ;  
-         Lançant l’exploitation systématique des réserves de gaz méthane dans l’optique de  son utilisation locale notamment  pour la production de l’énergie électrique.  

2   EAU  

La plupart des maladies dont souffre la population congolaise sont d’origine hydrique. Cette situation est due à la mauvaise qualité de l’eau disponible, que ce soit celle que lui fournit la Société nationale de distribution d’eau, là où elle est présente, ou celle qu’elle se procure dans la nature et consomme sans la faire passer par un processus de potabilisation.  

L’URDC a conscience du caractère stratégique de l’eau et entend créer un Ministère devant s’en occuper de manière spécifique avec l’objectif d’assurer la fourniture de l’eau potable à tous les habitants de la République Démocratique du Congo. Ce s Ministère sera aussi chargé d’assurer une gestion durable de l’eau qui devient une denrée de plus en plus rare dans le monde.  

Les actions suivantes devront être notamment menées :  
-         Réhabiliter les réseaux existants ;  
-         Construire de nouvelles usines (une des priorités de l’investissement public) ;  
-         Faire appliquer strictement la norme de potabilité ;  
-         Promouvoir les petites méthodes de potabilisation dans les milieux défavorisés ;  
-         Eduquer massivement la population sur l’utilisation de l’eau ;  
-         Promouvoir l’investissement privé pour la production de l’eau minérale.  

22 SANTE  

L’objectif poursuivi par l’URDC est de donner à tous l’accès aux soins de santé de bonne qualité, notamment en menant les actions ci-après :  
-         Réhabiliter les centres de santé existants et promouvoir la construction de nouveaux centres dans tous les territoires et communes;  
-         Limiter l’émigration des médecins par une politique salariale et des conditions de travail incitatives ;  
-         Règlementer la pratique de la médecine traditionnelle ;  
-         Promouvoir l’installation de mutuelles de santé et l’assurance-maladie ;  
-         Réhabiliter les services d’hygiène ;  
-         Eduquer massivement la population en matière d’hygiène et de santé communautaire;  
-         Rationnaliser et amplifier la lutte contre la malaria, le  sida et les maladies sexuellement transmissibles ;  
-         Promouvoir la médecine de proximité ;  
-         Assainir le secteur de la pharmacie ;  
-         Implanter sur l’ensemble du pays des laboratoires chargés de contrôler la qualité des produits pharmaceutiques ;  
-         Règlementer l’enseignement des sciences de santé.

23 POSTE, TELEPHONE ET TELECOMMUNICATION

Le monde actuel marqué par un remarquable développement des systèmes et moyens de communication. L’URDC a pris la mesure du retard que connaît la République Démocratique du Congo dans ce domaine et entend réaliser assez rapidement son assainissement et son essor, en vue de lui permettre de jouer efficacement qui le rôle qui lui incombe dans le processus de développement économique.

L’URDC entend notamment :  
-         Promouvoir le téléphone par câble ;  
-         Ouvrir aux privés le capital de la Société nationale des poste et télécommunication ;  
-         Rationnaliser l’attribution et la gestion des fréquences ;  
-         Permettre à l’Etat de tirer totalement profit de l’utilisation du code 243 ;  
-         Promouvoir l’investissement privé dans le domaine de la poste.

TOURISME

L’industrie touristique congolaise est en mesure, si l’énorme potentiel que détient le pays est mis en valeur, de générer des revenus substantiels et de constituer une contribution  significative au développement du pays.

A cet effet, l’URDC  entend notamment :  
-         Utiliser efficacement nos ambassades et diverses agences du domaine du tourisme pour attirer des touristes étrangers dans notre pays ;  
-         Promouvoir le tourisme des Congolais à l’intérieur du pays ;  
-         Encourager la formation dans le domaine du tourisme ;  
-         Faire le point sur l’action du Fonds de Promotion du Tourisme et prendre des mesures destinées à le rendre plus efficace.

PRESSE ET INFORMATION

L’URDC entend œuvrer pour l’instauration en République Démocratique du Congo de la culture de respect de la liberté de la presse pour que celle-ci puisse jouer son rôle de contrepoids du pouvoir politique et de sentinelle pour prévenir les abus généralement  constatés dans les pays à faible indice de développement. Les professionnels de la presse seront officiellement invités et encouragés à pratiquer leur métier en toute liberté et indépendance d’esprit et à participer activement à la formation d’une nouvelle conscience politique collective caractérisée par la vigilance et  le contrôle vis-à-vis des pouvoirs publics.

Les chaînes nationales devront être restructurées pour les adapter au nouveau paysage constitutionnel et politique dans notre pays sensé être caractérisé par la diversité d’opinions et l’objectivité de l’information.

Néanmoins, l’Etat devra règlementer le domaine de la presse pour promouvoir le professionnalisme et prévenir les dérives, de sorte que la liberté voulue soit pratiquée dans le respect des libertés d’autrui.

Les actions suivantes devront notamment être menées :  
-         Rééquiper la chaîne nationale ;  
-         Accorder des subventions à la presse privée aux conditions à définir par la loi ;  
-         Lutter contre la diffusion d’images obscènes ;  
-         Multiplier les émissions éducatives.

TRAVAIL ET PREVOYANCE SOCIALE

Dans sa vision économique, l’URDC entend promouvoir la création d’emplois en faveur de la population congolaise pour résorber progressivement le chômage dont le taux est actuellement incroyablement élevé et pour que le pays soit en mesure de se doter d’un tissu économique autocentré et solide sans lequel le développement ne peut en aucun cas être atteint.

Le travail devra être ennobli en République Démocratique du Congo. Il devra permettre à l’homme de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille aux plans physique, intellectuel et moral.

Les dispositions légales et règlementaires destinées à protéger la main-d’œuvre locale devront être strictement observées. Mais en même temps la protection des employeurs devra être promue pour atteindre l’équilibre pouvant garantir la sécurité de tous les acteurs.

Il sera notamment question de :  
-         Vulgariser les dispositions légales et règlementaires sur la protection de la main-d’œuvre nationale ;  
-         Moderniser  la législation du travail en tenant compte des impératifs de la mondialisation ;  
-         Mettre sur pied un système de sécurité sociale adéquat ;  
-         Moderniser le recensement des chômeurs ;  
-         Redynamiser l’Inspection du travail ;  
-         Renforcer le contrôle du travail des étrangers ;  
-         Elaborer une politique salariale adéquate.

AFFAIRES SOCIALES ET HUMANITAIRES

L’Etat devra davantage prendre soin des personnes se trouvant temporairement ou définitivement dans un état de grande fragilité et leur assurer des conditions de vie acceptables.  
Il faudra notamment :  
-         Promouvoir la prise en charge et  la réintégration familiale des enfants abandonnés ;  
-         Promouvoir la prise en charge adéquate des veuves et des orphelins sans soutien ;  
-         Promouvoir la prise en charge adéquate des personnes du troisième âge ;  
-         Règlementer le travail et la prise en compte par la société des personnes vivant avec handicap ;  
-         Assurer l’aide humanitaire aux populations victimes des guerres et des catastrophes naturelles ;  
-         Elaborer une stratégie nationale de prévention et de prise en charge des catastrophes naturelles ;  
-         Financer la formation et l’intégration des minorités défavorisées.

28 DEVELOPPEMENT RURAL

L’URDC entend œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, pour leur stabilisation dans leurs milieux de vie et leur intégration de plus en plus accrue dans le système économique national.

Les actions suivantes sont notamment envisagées :  
-         Transformer nos milieux ruraux en lieux de production de richesses ;  
-         Elaborer et mettre en œuvre une stratégie de modernisation de l’habitat rural à partir des matériaux locaux;  
-         Promouvoir l’installation de paysannats et centres d’achat des produits agricoles et l’implantation d’unités de transformation dans les milieux ruraux ;  
-         Promouvoir l’électrification et l’adduction d’eau en milieu rural ;  
-         Créer un Fonds d’alimentation en eau des régions défavorisées, particulièrement les milieux ruraux ;  
-         Créer un Fonds d’électrification rurale.

CULTURE ET ARTS

Les domaines de la culture et des arts doivent cesser d’être réduits à la musique et à l’art plastique et être considérés comme des instruments d’affirmation et de perpétuation de l’identité congolaise. En effet, un peuple sans culture est un peuple sans âme.

Il sera notamment question de  
-         Diffuser les valeurs bibliques ;  
-         Diffuser les valeurs patriotiques ;  
-         Promouvoir l’art congolais, non seulement l’art plastique, mais également le cinéma, le théâtre instructif, la bande dessinée, etc.

SPORT ET LOISIRS

L’URDC entend promouvoir la pratique du sport dans le chef des congolais et congolaises quelque soit leur milieu de vie, et encourager de manière particulière le sport scolaire, académique et militaire.

L’URDC entend mener notamment les actions suivantes :  
-         Promouvoir l’encadrement à la base en favorisant la création d’écoles sportives ;  
-         Règlementer la création des clubs sportifs ;  
-         Moderniser et construire des installations sportives dans les différentes entités administratives du pays.  

L’URDC entend aussi promouvoir les divertissements sains permettant aux  congolais et congolaises de se délasser tout en s’instruisant. Les rencontres sportives de loisir, les colonies de vacance, les productions théâtrales, les récitals de poèmes, les projections cinématographiques, les visites guidées, notamment, seront encouragés.  

Les sports et les loisirs devront également servir à la consolidation de la cohésion nationale.